Prospectives
Pour une culture qui perdure...
Depuis l’intronisation du roi Mohammed VI, le Maroc a connu un renouveau culturel et artistique sans précédent ; l’art et la culture s’érigent en priorité nationale et se dessinent comme de véritables leviers de croissance économique. Les réalisations dans le champ culturel sont, en effet, innombrables. Toutefois, plusieurs défis restent encore à relever pour une politique culturelle capable d’asseoir l’identité, l’authenticité et l’originalité créatrice du patrimoine culturel et artistique du royaume.
Un Maroc d’équité
Le développement d’un Etat ne se résume pas juste à ses échanges commerciaux et sa richesse économique, mais se traduit aussi à travers sa situation sociale et son développement humain dans le monde. Malgré que le Royaume du Maroc fournis moult efforts en la matière, mais il lui reste encore un long chemin à parcourir pour éradiquer la pauvreté, l’exclusion sociale et les inégalités dans son pays. Pour pouvoir combler ses carences et procurer au pays et ses citoyens un développement et un avenir meilleur, voici quelques recommandations possibles à réaliser prochainement au Maroc
Lutte pour le maintien des équilibres écologiques
Lors des deux dernières décennies, les actions du Maroc témoignent que le pays a pleinement pris conscience de la nécessité de relever le défi environnemental. Le royaume a entamé avec succès sa transition écologique notamment grâce à de nombreuses réalisations telles que : la promulgation de la charte environnementale, la constitutionnalisation de la nécessité de préserver l’environnement, l’accueil de la COP 22, l’investissement massif dans les énergies renouvelables, etc. Le royaume est résolu à maintenir son cap destiné à offrir aux futures générations un environnement saint et viable.
Une vision africaine pour demain
Durant les vingt ans de règne du roi Mohammed VI, une grande place a été accordée aux relations diplomatiques infra-africaines. L’ensemble des pays africains reconnaissent de nos jours l’importance majeure que joue le royaume en Afrique à travers ses différentes politiques diversifiées en matière d’environnement, migration, sécurité, action humanitaire et projets de coopération et de développement.
Ceci dit, le Maroc ne doit pas se contenter des projets et résultats actuels et il doit chercher à pousser encore plus vers l’avant ses relations avec l’Afrique et renforcer sa présence au niveau africain et international.


Lutte pour le maintien des équilibres écologiques
Face au stress hydrique qui menace le royaume, le Maroc gagnerait à réaliser le projet de transfert d’une partie des eaux du nord du pays vers le sud. Ce projet pharamineux permettrait à terme de dévier une partie des eaux du Laou, du Loukkos et du Sebou pour alimenter les bassins déficitaires du Bou Regreg, de l’Oum Er-Rbia et du Tensift. Feu Hassan II aimait à rappeler la citation du célèbre ingénieur Joaquìn Cortés: « Pas une goutte d’eau à la mer, sans avoir payer son tribut à la terre ». Ce projet pourrait ainsi aider à combler le déficit en eau de plusieurs périmètres en fournissant les ressources hydriques nécessaires aux activités agricoles et humaines.
Le dernier rapport de l’ONU sur la mise en valeur des ressources en eau pour l'année 2019 place la Maroc au seuil du stress hydrique. En parallèle avec les nombreux projets déjà entamés par rapport à l’augmentation du volume des ressources hydriques mobilisables (réutilisation des eaux usées, barrages, préservation des nappes phréatiques, etc.) Le Maroc gagnerait à adosser des unités de production d’énergies renouvelables aux stations de dessalement de l’eau de mer en cours de réalisation dans le pays. Ainsi, le royaume pourrait exploiter son grand potentiel en énergie renouvelable dans le but diminuer le coût de dessalement de l’eau de mer.
L’ambitieux objectif du Maroc de porter à 52% la part des énergies renouvelables dans son mix énergétique à l’horizon 2030 affiche de grands succès. Le royaume pourrait - grâce à son énorme potentiel - continuer sur sa lancée et arrivé à un taux de 100% d’énergies renouvelables à condition que de grands investissements puissent continuer à être réalisés dans ce domaine. Une étude de l’université Stanford1, montre à quoi pourrait ressembler le mix énergétique marocain en 2050 :
- Le solaire : Le photovoltaïque 46.9%, le CSP 5%, les panneaux chez les particuliers 8.4% et les panneaux dans les bâtiments étatiques 7.5%.
- L’éolien : les parcs Onshore 22.5%, les parcs Offshore 5%,
- Les hydroliennes : 0.1%
- Les barrages hydroélectriques : 2.7%
- Énergie des vagues : 2%.
Cet élan pourrait être renforcé par un cadre législatif, règlementaire et institutionnel propice à la mise en place d’une économie verte. Le Maroc gagnerait donc à mettre en place des mesures incitatives telles que d’avantage de subventions Etatiques en faveur de l’efficacité énergétique ainsi que le développement des partenariats public-privé.
Le Maroc gagnerait aussi à investir d’avantage dans la recherche et développement dans le domaine écologique afin que le pays puisse produire les solutions les plus adaptées à ses conditions. Ainsi le pays pourrait se détacher de la doxa mondiale dans le domaine (parfois incompatible avec les priorités du pays) et créer son propre modèle qui lui garantirait la pérennisation de son développement économique et social sans pour autant menacer ses équilibres écologiques.
Le Maroc gagnerait à explorer de nouvelles sources d’énergie telle que la transformation énergétique des déchets (la biomasse). Cela réduira le volume des déchets produit par les grandes villes tout en réduisant la facture énergétique.
Le royaume est destiné dans les prochaines décennies à être un faiseur de marché dans le domaine des engrais. L’Office Chérifien des Phosphates gagnerait à investir d’avantage dans la R&D dans la sphère des engrais dits « verts ». Ces derniers seraient plus en phase avec les exigences d’une agriculture mondiale destinée à nourrir près de 10 milliards de personnes tout en respectant la nature.
Le royaume gagnerait à lancer des études destinées à favoriser la réintroduction du lion de l’Atlas ainsi que du léopard de Berbérie (susceptible de vivre encore en liberté) dans leur environnement d’origine tout en garantissant la sécurité de toutes les parties prenantes. Le projet pourrait avoir une grande symbolique : celle de ramener au pays deux éléments des armoiries du royaume.
Pour une culture qui perdure...
Premièrement, au moment où les bibliothèques et médiathèques fleurissent, les collections s’enrichissent et les fonds patrimoniaux s’étoffent un peu partout au Maroc, au moment où le pays investit dans l’élargissement des compétences des bibliothécaires et dans la formation de profils en phase avec un contexte en pleine évolution, au moment où les salons du livre et les initiatives encourageant la lecture s’accroissent au sein du royaume, le Maroc gagnerait à réfléchir davantage à l’intégralité de l’écosystème de lecture en mettant en place une stratégie qui réconcilie les marocains et le livre, et en éduquant à la lecture comme acte de citoyenneté et de création continue.
Deuxièmement, en matière de construction d'infrastructures théâtrales, le Maroc avance à pas de géant, particulièrement durant les deux dernières décennies, notamment avec la mise en place du Grand théâtre de Casablanca ainsi que du Grand théâtre de Rabat qui sera prêt prochainement. Pourtant, il serait judicieux d’accompagner les infrastructures d’une politique à même de garantir l'exploitation et la bonne gestion des théâtres, la professionnalisation du théâtre ainsi que la mise de cet art au-devant de la scène artistique nationale.
Troisièmement, le Maroc continue à investir dans la préservation et la conservation de son patrimoine culturel matériel et immatériel notamment les musées, Moussems, fêtes traditionnelles, festivals et patrimoine architectural des anciennes médinas, monuments historiques et lieux de cultes. Par ailleurs, le royaume gagnerait à renforcer davantage son attractivité à l’international moyennant la valorisation de son patrimoine culturel, de sa richesse, de sa diversité et de son histoire ancestrale. Le Maroc devrait aussi faire de ses produits de terroir des produits à forte valeur ajoutée pour à la fois un développement socioéconomique local et un rayonnement à l’échiquier international.




Une vision africaine pour demain
Les actions du royaume devraient viser l’ensemble des problématiques continentales, c’est-à-dire que le Maroc doit s’engager aussi bien dans des projets sécuritaires, alimentaires, sanitaires, humanitaires et migratoires entre autres.
Sécurité : La paix et la stabilité au sein d’un pays sont à la base de tout progrès souhaité. A cet effet, le Maroc devrait continuer à fournir des efforts militaires dans le cadre des opérations de paix menées en Afrique par l’ONU, voir les augmenter afin d’assurer une stabilité dans la région, ce qui a un lien de causalité avec le développement économique et social.
Alimentation : Un des problèmes majeurs du continent africain est l’insécurité alimentaire, une phénomène qui supposent la mort de milliers de personnes chaque année en Afrique et retard de manière considérable toute possibilité de développement ou même de paix. Le Maroc, vu son expertise en agriculture à travers l’OCP, devrait s’engager davantage dans plus de projets de collaboration et de formation pour rendre la question alimentaire plus claires et accessibles aux pays voisins. La position du Maroc comme première réserve mondiale de phosphate lui donne une légitimité majeure dans le domaine.
Lutte antiterroriste et extrémisme : La stratégie multidimensionnelle de lutte antiterroriste que le Maroc a adopté après les attentats de 2003, 2007 et 2011 s’est avérée efficace et ses résultats se font remarquer. La réforme religieuse, le développement humain et la sécurité ont été les piliers de cette stratégie porteuse de stabilité au sein du royaume. Le Maroc devrait donc partager son expertise avec l’ensemble des pays africains à travers multiples projets de coopération permettant aux autres pays de mieux adapter leurs institutions face à la menace terroriste et surtout face à sa prévention.
Migration et coopération multilatérale : Le Maroc est souvent considéré comme porte vers l’Afrique. Il faudrait donc que le royaume profite de cette position et cherche à créer une plateforme solide de négociations entre l’Afrique et l’Europe pour répondre aux besoins de l’Afrique, souvent source des migrations clandestines. La coopération entre les deux continents est incontournable pour la réussite du développement africain, ce qui réduirai les flux de migration clandestine.
La route de la soie : La Chine a visé sa croissance économique en Afrique, et elle propose un mode de collaboration et de financement de projet différent à celui longtemps offert par l’Occident. Son budget pour le continent est aussi considérable, capable d’aider énormément au développement de l’Afrique. Le Maroc a compris l’importance et s’est engagé dans ce projet gigantesque dans le cadre de sa collaboration sino-marocaine. Maintenant il devrait aider l’ensemble du continent à comprendre la grandeur du projet de la route de la soie et travailler en collaboration avec la Chine pour assurer un développement économique et social en Afrique.
Un Maroc d’équité
Certes qu’il y a des progrès enregistrés pour permettre aux femmes d’accéder à des postes de responsabilités, mais d’importantes inégalités persistent. Il faut creuser encore d’avantage de façon à ce que ces inégalités s’effacent entre les deux sexes. Pour y arriver il faut veiller à ce que les quotas soient respectés dans les concours public comme privée, soit aussi respectés aux niveaux des nominations des ministres.
Près du tiers de la population marocaine est analphabète malgré les efforts fournis par le gouvernement marocain. Ce phénomène touche plus les femmes surtout dans les zones rurales. Pour y remédier, le gouvernement doit d’avantage bâtir des écoles préscolaires, primaires et secondaires dans toutes les zones et village du Royaume. Afin de résoudre le problème de proximité et favoriser la scolarité dans ces zones.
Créer un programme scolaire dédié au Maroc, selon les besoins culturelles et scientifiques du Royaume. Ce qui permettra au pays de profiter d’avantage des atouts des étudiants et en bénéficier pour le bien du pays.
Malgré que le Maroc a franchi un pas important concernant le secteur de la santé, néanmoins ce secteur souffre de nombreux dysfonctionnements et des écarts importants en matière d’accessibilité aux soins, surtout entre le milieu urbain, rural et dans les zones enclavées. Pour pallier ces problèmes, le gouvernement devra bâtir plusieurs hôpitaux muni de tout le matériel médical nécessaire pour diagnostiquer et guérir les patients.
Renforcer d’avantage la couverture sanitaire de la population par des services de santé intégrés de qualité ainsi qu’abordable.




